Parlament
d'Arièja
Parlement
d'Ariège
Expressions d'Ariégeois

Étude, témoignage, analyse... les Ariégeois parlent aux Ariégeois 

Contributions personnelles, matière à réflexion qu'on peut commenter, discuter dans le forum.

Vous pouvez proposer vos textes ici ou par courriel à parlement.ariege@tutanota.com.

Chercher la lumière

09/11/2021

Chercher la lumière

Le 4 octobre 2021,


Hier, dimanche et ce week-end en général, j’ai remarqué que l’autre me manquait. La compagnie physique d’un autre je veux dire...
Je me sens isolée. J’ai des contacts virtuels sur les réseaux sociaux ou par sms, ou même par téléphone... mais ce n’est pas de ce contact là dont j’ai besoin. Je me rend compte combien le seul fait d’aller travailler et de croiser des personnes, échanger avec des collègues, constituait une réponse à ce besoin social.
Je me sens comme en quarantaine, mise à part. Je dois néanmoins m’habituer à cette mise à l’écart, que je provoque aussi du reste,
ne me sentant pas à l’aise avec certains mes pairs qui cautionnent ce monde dans lequel on doit porter un masque et où certains son exclus des lieux, entre autres, procurant du plaisir.
Je n’arrive pas à comprendre la masse qui ne se bat pas pour sa liberté, qui accepte des mesures ayant pour effet l’exclusion de certains...ayant aussi pour effet de museler leurs enfants, les empêchant de respirer convenablement; d’autoriser cette maltraitance, de se soumettre !
Ma mission est d’arriver à vivre dans ce monde en acceptant que je ne peux rien pour eux : je ne peux ni les sauver, ni les ramener à la raison (étant donné qu’eux-même pensent probablement que je n’en ai pas!). Même si je comprends les processus psychologiques qui les ont amenés à cette soumission, passivité, acceptation du non-sens...j’ai vraiment du mal à accepter qu’ils n’aient pas une lumière qui s’allume en eux pour dire STOP à tout ça ! Ou peut-être
qu’ils ont perdu la connexion à cette lumière à l’intérieur d’eux-même, hypnotisés par les lumières factices de nos technologies abrutissantes.


Je ne sais pas comment faire pour prospérer en joie et sérénité dans ce contexte boueux.
Continuer à monter vers la lumière et oublier ceux qui ont les pieds dans la boue, dans les sables mouvants, qui ne savent plus se tenir debout, pris dans ces marécages puants.
Ne comprennent-ils pas qu’ils ont perdu leur chemin ?
Tout me dit de ne pas aller dans le sens de la marche commune. Suivre son propre courant, même s’il est en sens inverse. A contre-courant d’une idée que je considère comme fausse et derrière laquelle, pourtant, le plus grand nombre marche.


« En marche ! » : je comprends à présent ce slogan !
Le monde me fait penser à cette horde de rats qui suit le Joueur de flûte de Hamelin.
En marche ! Il a su trouver les notes de la soumission dans l’esprit des gens. Le présent nous fait voir à quel point nous sommes malléables. Ceux-là même qui s’insurgeaient de voir à quel point dans le passé, des gens avaient pu collaborer à l’horreur, être dans le déni...Se demandant même comment des gens avaient pu croire
qu’une partie des leurs méritaient de mourir ! Et bien, ces mêmes personnes s’insurgeant de cela, laissent faire qu’une partie d’entre eux soient privés de travail, de salaire, de restaurants ou autres activités de loisirs et divertissement. Ils laissent faire et même trouvent « normal » qu’une partie de leurs semblables soient coupés d’une certaine forme de vie !
Le destin de ces rats suivant le joueur de flûte n’est pas joyeux : ils finissent tous par se noyer...


Et nous, qui sommes nous ? Ceux qui résistent, ceux qui refusent de se soumettre, ceux qui ne suivent pas le ras (ou rat) de marée assourdissant ?
Petites souris disséminées un peu partout, accrochées à des réverbères, cramponnées, cachées, allant contre le vent, se laissant emporter parfois mais retrouvant toujours un point d’accroche. J’ai vu certaines de mes amis souris entraînées, souvent de force
mais aussi par manque de courage. Je n’ai rien pu faire...
Certains même se sont procurés des flûtes, ont appris la même mélodie cinglante du joueur principal et la relaye partout, sans même connaître une seule note de musique !
Ils sifflent aussi, dans cette fausse joie d’avoir un pass pour la vie, parce que cette musique leur a fait croire qu’il fallait un pass pour vivre et aussi inconcevable que cela puisse paraître, ils y ont cru !


Au delà de cette fable du joueur de flûte, que font les animaux lors d’un danger, comme lors d’un tsunami par exemple ? Il montent, grimpent, le plus haut qu’il peuvent, pour éviter d’être pris : « les animaux sont beaucoup plus attentifs face à leur environnement. Il le craignent. Ils sont donc tout le temps en état d’alerte.
Contrairement à eux, nous avons perdu nos capacités à percevoir la Nature car nous nous exposons très peu aux stimulations extérieures. Les animaux, eux, n’ont jamais brisés le lien qui les unit à Mère Nature. Nous n’avons pas (ou plus?) cette chance et il ne nous reste plus que la technologie pour nous avertir de l’imminence des dangers -sources internet-.
Il faut croire que certains d’entre nous, une minorité semble t-il, possèdent encore un fifrelin de ce sens, écrasé, perverti par nos technologies.
Alors, comme je l’ai fait samedi, lorsque j’étais perdue en forêt, je vais continuer à monter vers la lumière, m’élever, grimper...même si ce n’est pas le sens de la majorité. Aller vers la lumière pour trouver mon chemin.

Je pense à ceci maintenant : la voiture, notre véhicule, est symboliquement notre corps. Lorsque j’étais perdue, je cherchais à rejoindre ma voiture afin de pouvoir espérer rentrer chez moi. C’est lorsque j’ai grimpé et que j’ai retrouvé ce chemin que j’ai pu la retrouver : et symboliquement, réintégrer mon corps.
Être présente à moi-même.
La symbolique de cette ascension vers la lumière pour retrouver mon chemin c’est s’élever en vibration, chercher cela !
Laisser mes frères et sœurs qui sont restés en bas. Ils ont eux même à trouver ce chemin vers la lumière pour réintégrer leur corps.
Et penser que peut-être, avec mes autres frères et sœurs et moi-même, qui arrivons encore à voir cette lumière, nous pouvons éclairer un peu ce chemin, juste par le fait d’aller vers, d’ascensionner, plutôt que de perdre nos énergies à tenter de hisser ceux qui ne sont pas prêts.


Lô d’Âme

Documents téléchargeables

 

Lettre ouverte

au maire de Daumazan

par Raoul de Daumazan

 

Changer

de paradigme

par Alain de Pamiers

 

Repères pour

un nouveau monde

par Alain de Pamiers

 

Lettre-ouverte-a-la-mairie
190 ko
lettre-ouverte-a-la-mairie.pdf
02-Changer-de-paradigme-V1
600 ko
02-Changer-de-paradigme-V1.pdf

6,5 Mo
Reperes-Nouveau-Monde-V06.pdf