Parlement
d'Ariège
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d'Arièja

Grand feu de la Saint-Jeanvendredi 24 juin
à partir de 19 hLe Bourdieu, Durfort

 

Repas à prix libre (réservation impérative avant le 20 juin - pensez à apporter vos couverts).

Les camarades musiciens sont invités à amener leurs instruments (acoustiques).

Possibilité de camper.

Chacun peutapporter sa bûchepour alimenterle feu commun

INSCRIPTIONsur paratje@tutanota.com

À propos de Saint Jean...

 " Dans le christianisme, les fêtes solsticiales de Janus sont devenues celles des deux saints Jean, et celles-ci sont toujours célébrées aux mêmes époques, c’est-à-dire aux environs immédiats des deux solstices d’hiver et d’été ; et ce qui est bien significatif aussi, c’est que l’aspect ésotérique de la tradition chrétienne a toujours été regardé comme « johannite », ce qui donne à ce fait un sens dépassant nettement, quelles que puissent être les apparences extérieures, le domaine simplement religieux et exotérique. La succession des anciens Collegia Fabrorum a d’ailleurs été transmise régulièrement aux corporations qui, à travers tout le moyen âge, ont gardé le même caractère initiatique, et notamment à celle des constructeurs ; celle-ci eut donc naturellement pour patrons les deux saints Jean, et de là vient l’expression bien connue de « Loge de saint Jean », qui a été conservée par la maçonnerie, celle-ci n’étant elle-même rien d’autre que la continuation, par filiation directe, des organisations dont nous venons de parler. Même sous sa forme « spéculative » moderne, la maçonnerie a toujours conservé également, comme un des témoignages les plus explicites de son origine, les fêtes solsticiales, consacrées aux deux saints Jean après l’avoir été aux deux faces de Janus ; et c’est ainsi que la donnée traditionnelle des deux portes solsticiales, avec ses connexions initiatiques, s’est maintenue, encore vivante, même si elle est généralement incomprise, jusque dans le monde occidental actuel.

Bien que l’été soit généralement considéré comme une saison joyeuse et l’hiver comme une saison triste, par là même que le premier représente en quelque sorte le triomphe de la lumière et le second celui de l’obscurité, les deux solstices correspondants n’en ont pas moins, en réalité, un caractère exactement opposé à celui-là ; il peut sembler qu’il y ait là un paradoxe assez étrange, et pourtant il est bien facile de comprendre qu’il en soit ainsi dès lors qu’on a quelque connaissance des données traditionnelles sur la marche du cycle annuel. En effet, ce qui a atteint son maximum ne peut plus que décroître, et ce qui est parvenu à son minimum ne peut au contraire que commencer aussitôt à croître ; c’est pourquoi le solstice d’été marque le début de la moitié descendante de l’année, et le solstice d’hiver, inversement, celui de sa moitié ascendante ; et c’est aussi ce qui explique, au point de vue de sa signification cosmique, cette parole de saint Jean-Baptiste, dont la naissance coïncide avec le solstice d’été : « Il faut qu’il croisse (le Christ né au solstice d’hiver) et que je diminue. »"

René Guénon

(Symboles de la Science sacrée - Le symbolisme solsticial de Janus)